top of page

Référent harcèlement CSE : rôle, obligations et comment éviter la fausse sécurité

  • Photo du rédacteur: Cyrille BOUREAU
    Cyrille BOUREAU
  • il y a 2 jours
  • 1 min de lecture

Le référent harcèlement est souvent présent sur le papier, absent dans la pratique. Désigné sans formation, sans moyens, parfois sans même savoir précisément ce qu'on attend de lui — il donne à l'organisation une illusion de conformité qui peut se retourner contre elle.

Depuis la loi du 5 septembre 2018, toute entreprise disposant d'un CSE doit désigner un référent harcèlement parmi ses membres élus. Dans les entreprises de 250 salariés et plus, un second référent doit être désigné côté direction.

Son rôle est précis et limité : orienter, informer et accompagner les salariés. Il n'est pas enquêteur, ni juge. Il est le premier interlocuteur identifié en cas de signalement — la porte d'entrée vers une procédure qui doit se déclencher rapidement.

La difficulté : un référent non formé peut aggraver une situation au lieu de la résoudre. En accueillant mal un signalement, en promettant une confidentialité qu'il ne peut pas tenir, ou en tentant une médiation informelle entre victime et auteur des faits — ce qui peut légalement engager la responsabilité de l'employeur.

Une formation d'une journée couvrant le cadre légal, la posture d'écoute et la procédure de signalement est le minimum indispensable. Elle est finançable sur le budget de fonctionnement du CSE — sans arbitrage nécessaire dans le plan de formation.

Conclusion : Désigner un référent sans le former, c'est créer une fausse sécurité. Un référent bien formé est au contraire une vraie protection — pour les salariés et pour l'employeur.

 
 
 

Commentaires


bottom of page