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Harcèlement moral : comment le profil toxique choisit son terrain — et comment l'en priver

  • Photo du rédacteur: Cyrille BOUREAU
    Cyrille BOUREAU
  • il y a 2 jours
  • 1 min de lecture

Une idée reçue tenace voudrait que le harcèlement moral soit d'abord une affaire de personnalité pathologique. C'est vrai, mais incomplet. Le profil toxique ne subit pas passivement son environnement : il le sélectionne. Il cherche les organisations où il peut agir. Et il fuit celles où il serait régulé.

Les recherches du professeur O'Reilly (Stanford, 2024) sur plus de 150 études de leaders narcissiques montrent qu'ils excellent en entretien — charismatiques, confiants, visionnaires — et que leurs comportements destructeurs se révèlent progressivement une fois en poste. Ils prospèrent particulièrement dans les périodes de turbulence, quand les organisations cherchent un "sauveur".

La conséquence pratique est importante : une organisation qui renforce sa gouvernance, ses contre-pouvoirs et sa culture de transparence ne fait pas que réduire les conditions propices au harcèlement. Elle devient peu attractive pour les profils qui en ont besoin pour prospérer.

Qu'est-ce qu'un terrain favorable au profil toxique ? Une gouvernance faible, des décisions solitaires, une DRH sans autorité réelle, une information confisquée. À l'inverse, un processus collégial sur les augmentations et promotions, une information qui circule horizontalement, un lien social fort — autant de remparts qui neutralisent sa stratégie à la source.

Le vaccin contre le harcèlement n'est pas une liste de procédures : c'est une culture.

Conclusion : Évaluer la maturité anti-harcèlement de votre organisation est la première étape. Notre autoévaluation gratuite vous permet de le faire en 5 minutes.

 
 
 

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